Les Jeunes et l'Agriculture
On estime que d’ici 2050, le nombre d’êtres humains sur Terre sera de neuf milliards. Alors, une question peut être soulevée :comment va-t-on faire pour nourrir la population mondiale ?
Certains spécialistes pensent que les jeunes (entre 18 et 35 ans) sont la solution à ce problème puisqu’ils sont l’avenir de l’agriculture. L’agriculture est l’ensemble des travaux dont le sol donne lieu en vue de productions végétales.
Cependant, aujourd’hui, plusieurs solutions ne dépendent pas des jeunes, l’utilisation de nouvelles technologies en fait partie.
Ces nouvelles technologies -utilisées souvent par de jeunes agriculteurs- peuvent détecter toutes sortes d'événements qui déterminent l’état de la culture (taux d’humidité dans le sol,taux d'ensoleillement… ). Ces technologies peuvent contrôler la quantité d’intrants définie à un endroit spécifique. Des tracteurs automatiques sont aussi à dispositions des agriculteurs de nos jours. Ces tracteurs sont commandés par satellite, cette technologie est appelée “autoguidage par satellite"(selon “Mutualia”,une mutuelle indépendante).
Aujourd'hui, énormément de jeunes se tournent vers ce milieu alors que celui-ci ne leur est pas familier.
Autrefois, l’agriculture était souvent une affaire familiale ; la ferme se transmettait souvent de père en fils. L’agriculture restait dans la famille pour permettre l’héritage des terres, le savoir-faire de l'agriculteur et l’esprit de tradition. De plus, les enfants d'agriculteurs possèdaient des connaissances et de l'expérience.
Les jeunes qui ne viennent pas de familles d'agriculteurs peuvent se sentir, d'ailleurs, réticents à l'idée de se tourner vers l’agriculture : auparavant dans l'inconscient commun, l’agriculture était un métier familial. Aujourd’hui, l’agriculture demeure une tradition familiale mais peut aussi être une vocation qu’un jeune s’est découvert.
Les jeunes peuvent être encouragés à faire de l’agriculture par leur entourage, ou même par la société du pays dans lequel ils sont citoyens.
Les États encouragent de plus en plus les Jeunes à se tourner vers l’agriculture. Les pays développés vont plus ou moins encourager les jeunes, alors que les pays en développement se montreront plus investis dans cette démarche d’avoir plus d'agriculteurs.
En France, les jeunes agriculteurs ont la possibilité de recevoir une “aide au démarrage” de leur région ; de l’Etat, parfois de leur département ou d’un organisme, qui peut varier selon ; le type d'agriculture qui est exercé (éleveur, céréalier, cultivateur, maraîcher…) la zone géographique, la nature du projet, les priorités des régions. En 2021, les subventions agricoles se sont élevées à plus de 7,8 milliards d’euros (selon l’INSEE,organisation dépendante du Ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance de la République française) pour la France métropolitaine et d’outre-mers.
Les pays en développement se préparent à des famines dans leur État notamment dû à la crise sanitaire de la Covid-19. Les États sortent alors le grand jeu pour sensibiliser les jeunes à la famine et aux crises sanitaires destructrices.
La croissance démographique, dans les pays en développement, est parfois hautement supérieure à celle de n’importe quel pays développé en raison du manque de contraceptifs (et parfois aux mœurs de ces civilisations), ce qui rend l’alimentation extrêmement difficile quand les récoltes sont minimes. C’est ici que des jeunes entrent en scène : souvent bénévoles ou issus du pays en difficulté, ils apportent une grande aide dans tous les domaines agricoles. Ils aident alors dans les récoltes et aident pour l’élevage des animaux dans les fermes.
Parallèlement, le chômage s'immisce dans tous les pays. Dans certains pays en développement, il est compliqué d’avoir accès à l’éducation de façon assidue. L’O.M.S (Organisation Mondiale de la Santé) dénonce le fait que les jeunes soient contraints de posséder une profession qui ne nécessite pas d’études approfondies (comme dans le domaine de l’économie,de l’artisanat en général…).
Ainsi, la plupart des jeunes se résignent à travailler dans un domaine agricole. Ce qui peut être mélioratif ou péjoratif. En effet, ce manque de diversité dans les professions exercées est positif pour l’agriculture. Mais cela demeure négatif dans le sens où il y a un manque de diversité important dans le monde du travail pour l’expansion économique de l'État dans certains pays en développement. Par ailleurs, le chômage ne reste pas rare dans les pays en développement.
Cependant, l’agriculture est la principale source de revenus de 80 % de la population modeste (population qui vit avec moins de 5,5 dollars par jour ce qui demeure la situation de 700 millions de personnes dans le monde -qui se trouvent en majorité en Asie et en Afrique- ,selon “Oxfam International”, confédération de vingt organisations caritatives indépendantes à travers le monde), qui vit, donc, sous le seuil de précarité.
Dans le monde, l'agriculture joue un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté, la hausse des revenus et l’amélioration de la sécurité alimentaire.
Ce qui inquiète aussi les spécialistes et les jeunes engagés, est la question du vieillissement de la population agricultrice. Le ministère Français de l’Agriculture estime à 20 000 le nombre d’agriculteurs amenés à prendre leur retraite chaque année, en France.
Plusieurs plateformes internet, comme le site internet “YouTube”,font la promotion de cette profession, et évoquent des jeunes, qui sont souvent passionnés, et engagés. Elles parlent alors de leur quotidien dans le but de mettre en avant ce travail qui attire de moins en moins de personnes comme en témoigne le nombre d’étudiants dans les lycées agricoles. Les jeunes agriculteurs se sentent prêts à prendre la relève.
Pour ces raisons, les jeunes, dans les domaines agricoles, peuvent paraître d’année en année, de plus en plus présents, mais ce n’est guère le cas.
En effet, les jeunes restent toujours très réticents sur le fait de se tourner vers l’agriculture;ils y voient plus d'inconvénients que d’avantages.
Aujourd’hui, les professions dans le domaine informatique restent plus attractives pour certains jeunes : le travail est mieux payé, et il y a une séparation entre la vie professionnelle et la vie privée… Ils obtiennent par ailleurs une sécurité de l’emploi. Les jeunes de moins de 35 ans ne considèrent pas le secteur agricole comme “innovant” (selon un sondage réalisé par BVA-Group,entreprise indépendante spécialisée en sciences comportementales)
En outre, les jeunes Françaises ont un avis plus tranché sur le fait de devenir agricultrices. L’idée que les fermes "se transmettent de père en fils” est toujours omniprésente dans la société.
Certaines jeunes Françaises agricultrices reçoivent même des remarques misogynes liées à leur profession.
Le sexisme dans le monde agricole est une chose qui peut faire fuir certaines jeunes femmes alors qu'elles auraient pu être intéressées par l’agriculture
Les descendants d’agriculteurs -pour qui c’est une vocation- peuvent eux-mêmes hésiter à reprendre l’affaire familiale, notamment à cause des taxes liées à l’héritage des terres.
En conclusion, les jeunes sont souvent engagés dans diverses causes à défendre afin d’assurer leur avenir, et certains choisissent pour cela l’agriculture. Le monde agricole paraît alors intéressant pour certains Jeunes. L’agriculture est importante pour les générations à venir et les jeunes n’ont pas d'autre choix que de prendre la relève. Il existe des aides liées aux domaines de l'agriculture mais il y a des difficultés à obtenir des subventions auprès d’organismes ou institutions financières. La possibilité du bénévolat lié à l’agriculture dans les différents pays en développement n’est pas rare.
L’agriculture n’est pas un métier facile,mais reste un métier essentiel.
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